Fin de partie ou dernière ligne droite

Lettre à mes amis.

Fin de partie

Ce sera donc maintenant la dernière ligne droite. Elle sera rapide.
Et la prochaine campagne des municipales se fera sans moi. Ce qui ne changera pas le monde.
Mais comme des questions me furent posées ces dernières semaines, j’y réponds rapidement.
J’avais annoncé le 16 Janvier 2018 que je ne serai pas candidat aux prochaines élections municipales. J’avais réuni ce qu’il restait de l’Assemblée Citoyenne pour l’annoncer et faire un bilan de mi mandat. Je l’ai confirmé publiquement en octobre dans Sud Ouest.
Il n’y a donc aucune surprise à la reprise de l’information dans la presse en avril lors d’un entretien. L’expression « je quitte la vie politique agenaise » et sa traduction – ne pas participer à la prochaine campagne publique – apportent cependant, je le reconnais, une précision supplémentaire, quoique modeste.

J’ai l’âge de laisser la place et j’ai l’âge de Jean Luc Mélenchon.
J’ai aussi toujours exigé, pour les militants, la rotation des mandats, des responsabilités ou de la représentation.
La situation politique nécessite (aussi) des acteurs nouveaux à gauche. A Agen comme ailleurs. Mais à Agen plus qu’ailleurs…
Je rajouterai que mon effarement sur le fonctionnement de la France Insoumise et mes critiques répétées sur son orientation politique ont confirmé mon retrait. J’en parle par ailleurs.

J’assurerai mon mandat de conseiller municipal d’Agen jusqu’à son terme de mars 2020.
A ce jour, j’ai participé à tous les conseils municipaux sauf un. Il en reste trois – sans enjeu – jusqu’en mars 2020. J’ai rendu compte, de façon exhaustive, de la totalité de mes interventions, dans et hors conseil. Et elles furent nombreuses ! Mon blog en est la mémoire.
Seul élu, ce ne fut pas de tout repos ; mais les propositions, les encouragements, les échanges et les critiques n’ont jamais cessé et j’en remercie leurs auteurs.

Je proposerai un bilan de tout cela à l’automne, avec une réflexion sur la situation d’Agen après 12 ans de gestion de Dionis. Et je souhaite que cela puisse être utile pour combattre la droite agenaise.

Bien à vous.

JPhM
Blog : jeanphilippemaillos-elu.com

Compte rendu du conseil municipal du 27 mai 2019

Compte rendu du conseil municipal du 27 mai 2019

Conseil de lendemain d’élections européennes…

Conseil marqué par la présence de la délégation de Djebonoua pour la signature de la petite convention de coopération avec cette ville de Côte d’Ivoire (remettre en état le réseau de pompes hydrauliques pour 20 000 euros en première tranche). J’avais en son temps critiqué non le principe de cette coopération décentralisée mais sa mise en place bizarrement articulée autour d’acteurs un peu trop identifiés par les diocèses. De façon sympathique, un membre de la délégation viendra vers moi pour m’informer que mes critiques (vues sur internet) avaient traversé les frontières et que, attaché à la neutralité religieuse, il y était attentif. Par ailleurs, je ne cache pas que les talents d’orateur assez exceptionnels du maire de Djebonoua m’ont conquis tant le soir du conseil que lors de la réception préalable… À l’origine était le verbe !
Le reste du conseil est surtout consacré à des « actes de gestion courante ». Ce qui sera d’ailleurs le cas des futurs conseils de cette fin de mandat.
Un petit débat sur les projets de réhabilitation de l’habitat dégradé du centre ville dans lequel je remarque la grande complexité de leurs mises en œuvre (qui agit ? Qui finance ? Qui contrôle ?) pour quelques dizaines de logements.
Le montant des subventions aux associations a été voté. Je profiterai de celle à l’échiquier agenais pour rappeler une histoire de Fédération Française des Echecs qui suit judiciairement son cours…
Tous les rapports sont votés à l’unanimité. Continuer la lecture de « Compte rendu du conseil municipal du 27 mai 2019 »

Municipales de 2020… Et La FI dans tout ça ?…

Le Petit Bleu du 20 avril 2019 – Jérôme Schrepf.

Municipales 2020 : et la gauche dans tout ça?
Alors que le maire sortant, Jean Dionis (Modem), n’a pas annoncé sa candidature pour un 3e mandat, la gauche agenaise, elle, est à la recherche d’union, de programme et de tête de liste.

Qui à gauche pour se présenter face à la majorité sortante de Jean Dionis ? À moins d’un an des municipales ? la question reste pendante et les raisons sont multiples.

Le contexte

Entre 2014 et 2019, il y a eu 2017. Il ne s’agit pas seulement d’une évidence calendaire mais aussi, surtout, d’une réalité politique. Entre les municipales de 2014, qui ont vu Jean Dionis réélu dès le 1er tour, et la préparation de celles de 2020, la gauche a volé en éclats au printemps 2017 à la faveur de l’élection d’Emmanuel Macron et du triomphe de La République en marche (LREM) aux législatives. Agen n’a pas échappé à la vague, qui a balayé la gauche locale : «Nous sommes la première force de gauche», déclare aujourd’hui Jean-Philippe Maillos en se référant aux législatives de 2017 à Agen : «Une petite force mais la première quand même. Notre candidate, Céline Bouissié (11,94 %) est arrivée en 4e position, devant la députée PS sortante Lucette Lousteau (9,03 %).»

Ici, c’est Agen

Particularité locale, les deux têtes de liste de la gauche en 2014, PS, PC, Verts, PRG d’un côté, France insoumise de l’autre, parties séparément, ne se représenteront pas en 2020 : «C’est un paradoxe», reconnaît Jean-Philippe Maillos, tête de liste FI et élu d’opposition au conseil municipal. Un double paradoxe même : «Emmanuel Eyssalet et moi-même étions sur deux listes concurrentes en 2014. Cinq ans après, il a quitté le PS et rejoint Emmanuel Maurel et la Gauche républicaine et socialiste qui participe à la liste de la France insoumise aux Européennes. Il siège à côté de moi au conseil, ce qui me fait dire qu’on est désormais proche géographiquement et idéologiquement».

Ils ont donc beau porter la voix de l’opposition à Jean Dionis, et se situer désormais sur une même ligne politique ou quasi, les deux ex-têtes de listes sortantes ne seront pas candidates. Emmanuel Eyssalet s’est installé à Bordeaux et Jean-Philippe Maillos, lui, a décidé de ne pas rempiler et de quitter la vie politique : «J’aiderai si on a besoin de moi, mais pour qu’il y ait un renouvellement, il faut céder la place».

Le PS ou ce qu’il en reste

En 2014, en mêlant militants historiques et nouvelles têtes, la liste conduite par le PS était censée préparer les municipales de 2020. Cinq ans plus tard, il faut l’optimisme du militant fidèle à la ligne «socialiste» d’avant le tournant de la rigueur de 1983 de Jon Garay pour assurer que le projet est toujours d’actualité : «On a constitué un groupe de travail pour plancher sur un programme en vue des municipales, avec des têtes nouvelles (notre édition d’hier)».

Un groupe constitué autour du PS qui appelle à l’union à gauche, en tendant la main au PC, aux Verts et à la France insoumise. En ruine après 2017 et les 6 % de Hamon à la présidentielle, le PS agenais ne se porte pas mieux que sa maison mère nationale. Ici aussi, les lignes politiques ont profondément divisé. Et les ego s’en sont mêlés : «Il y a eu erreur de casting en désignant Emmanuel Eyssalet», assène un militant. «Je ne sais pas qui on aurait pu désigner, mais il n’était pas fédérateur».

Vu de l’extérieur, on a surtout l’impression d’un mandat à blanc où l’opposition n’a existé que par la voix de militants de longue date (Catherine Pitous, Sandrine Laffore, Jon Garay pour le PS) ou de personnalités qui ne seront pas acteurs en 2020 (Emmanuel Eyssalet et Jean-Philippe Maillos, donc). Et surtout sans favoriser l’émergence d’un renouveau.

Pas de leader naturel

À gauche, aucune personnalité ne s’impose d’évidence. «Notre candidate aurait dû être Céline Bouissié mais ses activités professionnelles l’éloignent d’Agen», explique Jean-Philippe Maillos. Un constat partagé au PS ou encore par Emmanuel Eyssalet : «Il n’y a pas de leader naturel, c’est un fait».

Le porte-voix de la France insoumise fait le pari que son retrait laissera la place à de nouvelles têtes : «C’est la responsabilité de la France insoumise que de réaliser une liste d’union», assure Jean-Philippe Maillos. «La France Insoumise doit s’ouvrir, se démocratiser et arrêter de se considérer comme une citadelle assiégée. On ne peut pas faire de la politique en ayant que des ennemis, en étant contre. Surtout aux municipales. Il faut aussi être pour, proposer un projet».

Côté PS, les derniers résultats électoraux ne placent pas le parti en position de dicter ses conditions : «La tête de la liste à laquelle nous participerons peut ne pas être socialiste», déclarait jeudi Jon Garay. «Mais il ne faut pas oublier que les grandes avancées sociales l’ont été grâce aux socialistes».

La gauche peut-elle gagner ?

«On peut faire une belle campagne, novatrice et porter une parole de gauche, des projets qui sont importants pour nous», confie Pierre Dupont, secrétaire de la section locale du PS d’Agen. «De là à gagner…» Jean-Philippe Maillos, lui, exhorte ses camarades de la France insoumise à «ne pas sous-estimer l’adversaire Dionis» : «C’est une machine, un pro de la politique, avec une puissance de travail hors norme». Le diagnostic est toutefois unanime : la gauche ne peut espérer l’emporter que si elle est unie. Une condition nécessaire mais pas suffisante pour Jean-Philippe Maillos : «C’est le projet qui fera gagner la gauche. Et pour battre Dionis, il ne faut pas une soupe aux logos, un programme tiède à la social-démocrate. Ça, on l’a expérimenté sous le mandat Hollande, ça fait gagner la droite. On ne gagnera contre la droite agenaise qu’avec un programme de gauche radicale».

Le Petit Bleu – Jerome Schepf –

 

Interview d’Emmanuel Eyssalet : 

À un peu moins d’un an de la fin de votre mandat de conseiller municipal, quel bilan tirez-vous ? C’était une superbe aventure que de faire campagne, monter une liste, bâtir un projet. Mais il n’y a jamais eu de volonté à gauche d’emporter Agen.

C’est-à-dire ?

Lorsqu’en 2008 le conseil général a basculé à gauche, Agen était à droite, Marmande et Villeneuve à gauche. Depuis, Marmande a changé de bord et est passé à la droite mais il y a une sorte d’équilibre politique tacite en Lot-et-Garonne qui n’a pas changé. La gauche ne cherche pas à gagner Agen.

Vous étiez pourtant tête de liste de la liste PS, PC, PRG à Agen en 2014…

S’il y avait eu une véritable volonté de la gauche et du parti socialiste de gagner Agen, ils n’auraient pas viré Alain Veyret. C’était perdu d’avance. Avant les municipales de 2014, les dirigeants de gauche et notamment du PS en Lot-et-Garonne ne se souciaient que de Marmande et Villeneuve.Agen n’était pas un enjeu.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, il n’y a pas de leader de la gauche sur Agen. On aurait pu envisager de travailler à un rapprochement avec la France insoumise, de faire quelque chose avec le Parti socialiste. Au final, à un an des municipales, il n’y a rien. On n’a rien fait depuis 2014 pour faire émerger des têtes nouvelles.On n’a pas préparé les municipales de 2020.

Donc Jean Dionis a devant lui un boulevard pour 2020 ?

Bien sûr. Il a même le luxe de se payer un psychodrame interne avec les velléités de Pierre Chollet ou Muriel Boulmier. Ce qui est fascinant en plus, c’est qu’il a réduit la voilure sur les investissements en début de mandat. Aujourd’hui, on s’aperçoit que la ville d’Agen n’a jamais eu autant d’argent dans ses caisses.Pourquoi ? Parce que la ville a favorisé des réalisations privées, comme le parking de la gare, construit par Vinci, la rénovation du marché-parking, ou encore H & M. Autant de projets privés sur lesquels Jean Dionis construit pourtant sa campagne pour sa réélection.

On peut vous rétorquer que c’est une manière intelligente de gérer l’argent public

J’observe que le dogme de Jean Dionis, maintes fois répété depuis son élection en 2008, à savoir « c’est à l’utilisateur de payer, pas au contribuable » est à géométrie variable. Quand il s’agit du prix de la cantine, des transports publics, de la culture, c’est à l’usager et pas au contribuable de payer. En revanche pour Armandie, c’est le contribuable agenais qui paye.Pour l’avion, c’est pareil.Avec Hop ! la ligne aérienne Agen-Paris comptait 40 000 passagers en 2014. Chalair, le nouvel exploitant, table sur 28 000 passagers pour 2019. À 2,2 millions d’euros de subventions par an, ça revient à 70 € d’argent public par passager à chaque vol. 140 € de dépense publique pour un aller-retour. Alors qu’on met 3 h 15 en train pour rallier Paris.

Revenons à 2020. De votre point de vue, il n’y a personne à gauche en capacité de battre Jean Dionis, c’est déjà perdu ?

Il n’y a pas de leader naturel à gauche, c’est un fait. Mais c’est paradoxal, car Dionis qui apparaît comme un homme fort, a tout perdu depuis les municipales : plusieurs des candidats qu’il soutenait aux départementales ont perdu, il a été élu aux régionales mais sa liste a perdu face à celle d’Alain Rousset, il a perdu les législatives… Pour battre Dionis, il faut commencer par faire son bilan.
Recueilli par Jérôme Schrepf

 

 

De l’arc au lac

Communiqué de presse.

Je ne doute pas que Madame la préfète du Lot et Garonne ait le sens de l’égalité devant la loi.
Ce matin au petit jour, elle a fait détruire le petit arc des gilets jaunes de Villeneuve sur Lot, construit il est vrai en toute illégalité.
Je ne doute pas qu’elle fera combler le lac de Caussade, creusé lui aussi en toute illégalité.
Pourrait on savoir quand ?
JPhM

Conseil municipal du 8 avril 2019. Du portrait du duc d’Aiguillon à l’Art populaire : en défense de l’arc des gilets jaunes à Villeneuve s/Lot (vidéo)